infos

Ce collectif réunit depuis 2012 les sympathisants et associations qui souhaitent la préservation, la restauration des sites impactés et le retour au lac naturel, après la compétition du championnat du monde d'aviron. Il s'est déroulé en 2015 mais le but est toujours d'actualité. La justice est saisie.
Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eau. Afficher tous les articles

18 octobre 2021

LA FOLIE AU SENS PROPRE

Vous voulez voir des élus foldingues à l'oeuvre, déconnectés des intérêts de la planète ? On est bien servi là.

Investir pour l'avenir, pour ces élus, c'est ça ! Au secours !



29 juillet 2020

SOUGEY, CONSTRUIRE SANS CONTRÔLE !!!

Et ça continue!

La plage du Sougey a subi en février dernier des travaux d'affouillements, terrassement, adductions de réseaux de viabilisation en vue d'implantation de 2 bâtiments, sur fondations bétonnées, SANS AUTORISATION D'URBANISME préalable, et en ZONE INCONSTRUCTIBLE.
1 des 2 zones dégradées : terrassement, affouillements adductions.
Comme pour la plage de Pré argent, certain.e.s voulaient imposer sur la plage du Sougey des constructions interdites en zone naturelle (un entrepôt container de 20m2 + un restaurant-snack de plage avec terrasse de 40 places), espérant que cela passerait pour un discret progrès touristique et nous mettrait tous devant le fait accompli.
Heureusement, il paraît que des élus réagissent.


A savoir : Comme toutes les rives du lac d'Aiguebelette, la protection des rives par la "loi montagne", les zones biotope, ZNIEFF, le site paysager inscrit au patrimoine français, encadrent strictement l'urbanisation. 
Les organismes d'état, les collectivités, les associations environnementales et les habitants, souvent, sont les gardiens de tous ces environnements inestimables.
Le lac d'Aiguebelette ajoute à son patrimoine précieux, l'eau potable consommée par ses nombreuses communes. C'est dire si la protection, à l'époque du dérèglement climatique, prend un sens hautement prioritaire.

La détérioration de tout patrimoine naturel ne devrait plus être envisagé pour des constructions futiles. Un tel acte est attentatoire à l'intérêt commun.
La plage du Sougey est un magnifique espace encore naturel et préservé, interdit de construction.
la plage du Sougey et son espace naturel
Alors ! Qui ose encore s'affranchir des lois ? 
Quelques personnes en Communauté de communes, la propriétaire de la plage.
Les travaux irréguliers ont été dissimulés, même aux Conseillers alors en place ce début d'année.

Dans ce cas, les associations de protection n'ont pas pu anticiper et intervenir, puisque les travaux ont été menés en douce... Aujourd'hui, les faits sont connus, les suites vont pouvoir se mettre en place afin de trouver la juste réparation.

Rappelez-vous !
Nous avons déjà connu à Aiguebelette  des constructions illégalement réalisées pour l'occasion d'amusements d'aviron de 2015. Hélas, ce fut possible grâce au montage de dossiers trompeurs disant les constructions sans conséquences (en apparence), et floutant toutes les interdictions sous des voiles enfumés de publicité. Ainsi les destructions avaient pu se faire, aidées des oeillères portées par la plupart des élus du Département et du lac.

4 victoires aux tribunaux rendaient visibles et incontestables les élucubrations d'un lobby sportif exagéré qui n'avait pas sa place sur ce site naturel.

Il semblait normal alors de penser que les erreurs du passé serviraient de leçon aux égarés de l'environnement. Et bien détrompez-vous!

Les âneries des uns semblent être une vraie source d'inspiration pour d'autres.
Comme dit le proverbe Iranien :  "Quand on fait monter l'âne sur le toit, il faut savoir l'en faire descendre." 

26 décembre 2019

POURQUOI...AH OUI, POURQUOI ?

Un simple résumé ici des conséquences de l'homme sur la nature....

Il s'agit du bilan 2019 de l'OBSERVATOIRE NATIONAL DE LA BIODIVERSITÉ (agence Française)

5 causes identifiées majeures :
  1. L'artificialisation des sols (pour 48% goudronnés).
  2. L'exploitation directe des ressources produites par notre ecosystème
  3. Le changement climatique qui révolutionne les cycles de vie
  4. Les espèces exotiques introduites qui menacent les espèces locales
  5. Toute la pollution déversée dans les milieux naturels....
Votre intérêt pour la disparition des espèces y trouvera quelques pistes de réflexion. VOIR le document




11 novembre 2019

7 AN DÉJÀ ! ET TOUTES SES DENTS...

Depuis 2012 notre collectif, en rassemblant les associations et les particuliers pour lutter contre les installations agressives et destructrices au lac d'Aiguebelette, oeuvre dans le but de préserver le bien commun face aux intentions sportives de haut niveau, jugée incompatibles. 
Ce lac, capital précieux pour la consommation d'eau potable, pour son tourisme rural, pour son paysage bucolique et ressourçant, ses patrimoines naturel et archéologique, ses eaux de loisirs partagées, et surtout pour ses habitants, ne pouvait pas devenir un centre dédié prioritairement à l'aviron sur toute sa partie Nord. C'était l'objectif que nous avons déjoué. 

Même mis en sommeil grâce aux actions que nous menons, cet objectif reste vivant, ne nous y trompons pas, bien que l'aviron ait déjà sa place historique et suffisante pour pratiquer toutes ses activités.
La raison de cet endormissement temporaire ? 2 procès qui sont pendants, au pénal. 
  • Défrichement illégal sur la côte sauvage de la commune d'Aiguebelette-le-lac, réalisé pour la cabane d'aligneur, sans autorisation, sur rivage protégé par la LOI montagne*, le PLU**, zone ZNIEFF***, trame Verte & Bleue****, parcelle RNR*****...
  • Construction illégale de plusieurs pontons avec fondations profondes sur communes de Nances et Novalaise, en zones lacustres protégées, réalisées sans autorisation d'urbanisme (permis de construire absents).
Les 4 victoires que les associations et requérants particuliers ont déjà engrangées grâce aux Tribunal Administratif et Cour d'Appel Administrative, ont valeur d'étape.
Nous savons que les ambitions de développement du sport aviron à Aiguebelette ressortiront plus tard. Nous sommes donc très vigilants.
Le Département Savoie reste asservi au lobby du sport. Quant aux élus locaux protecteurs du lac...On a déjà constaté de leur in(efficacité) !

Notre point à 2019
* Loi de protection des zones de montagne Voir
** Plan Local d'Urbanisme (1 par commune)

30 juin 2017

L'EAU !!! Ô....Oooo...LA..LA !...HOLÀ !

Le préfet de Savoie vient de prendre un nouvel arrêté pour restriction d'eau en période de sécheresse...
Nous sommes tous concernés.

Pour faire simple, nous copions le texte...

A R R E T E
Article 1er :

L‘arrêté préfectoral n°2017-0012 du 5 janvier 2017, plaçant le département de la Savoie en situation de vigilance, est abrogé.

Article 2:


Au regard des critères définis dans l'arrêté préfectoral n°2016-1094 fixant le cadre des mesures de gestion et de préservation de la ressource en eau en période d’étiage pour les cours d’eau et nappes souterraines pour le département de la Savoie , la situation pour la gestion de la sécheresse est la suivante :

Pour les eaux superficielles :

BASSINS DE GESTION  = SITUATION DE GESTION
Lac du Bourget - Albanais - Bauges   =  alerte
Combe de Savoie-Val Gelon = vigilance
Avant-Pays savoyard  = alerte
Beaufortain - Val d’Arly  =  vigilance
Tarentaise  =  vigilance
Maurienne  =  vigilance

Pour les eaux souterraines : situation de vigilance sur tous les bassins de gestion.

Article 3 : MESURES DE PORTEE GENERALE

Article 3.1 – prévention et préservation

Prévention incendie

Conformément à l’article L 2213-32 du CGCT, chaque maire doit en permanence garantir la disponibilité d'une réserve d'eau suffisante pour permettre la lutte contre un incendie. En fonction des risques à défendre, le ou les réservoirs doivent permettre de disposer d'une réserve d'eau d'incendie d'au moins 30, 60 ou 120 m3, compte-tenu, éventuellement d'un apport garanti pendant la durée du sinistre.

Préservation des zones de frayères

En application de la loi de 1993 sur la circulation des véhicules à moteur, la circulation, le passage, et le stationnement (moto, 4X4) dans le lit des cours d’eau sont interdits.

Débit réservé dans les cours d’eau

En application de l’article L214-18 du Code de l’Environnement, tout prélèvement doit impérativement être interrompu dans un cours d’eau (ou dans sa nappe d’accompagnement) dès lors que le débit est inférieur ou voisin du débit minimal garantissant la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux.

Article 3.2- Restriction

Les mesures de limitation des usages de l’eau, rappelées ci-dessous, prévues par l’arrêté cadre susvisé sont mises en oeuvre à compter de la publication du présent arrêté, dans le bassin de gestion « Lac du Bourget / Albanais / Bauges » et « Avant-Pays savoyard ».

Les prescriptions définies ne s'appliquent pas aux prélèvements effectués en vue d'assurer les usages prioritaires à savoir l'alimentation en eau potable et l'intervention des services d'incendie et de secours.

Sont interdits :

Mesures d’interdiction générales :

- le lavage des véhicules hors des stations professionnelles sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires ou alimentaires) ou technique et pour les organes liés à la sécurité ;
- de 8 h 00 à 20 h 00 : l'arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des golfs, stades et espaces sportifs de toute nature (les jardins potagers, et les « greens et départs » de golf ne sont pas concernés) ;
- Le fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert sauf pour raison de salubrité des réseaux d'adduction ;
- le lavage des voiries sauf impératif sanitaire et à l'exclusion des balayeuses laveuses automatiques ;
- le remplissage des piscines privées sauf première mise en eau pour livraison après construction ;
- Les prélèvements directs dans le milieu hydraulique superficiel dits domestiques (au sens de l'article R.214-5 du code de l'environnement, à savoir inférieurs à 1000 m3 par an) ;
- Les vidanges de piscines sauf justification sanitaire ; le rejet doit impérativement avoir fait l’objet d’une neutralisation préalable du chlore et du pH.

Article 4 : MESURES RELATIVES AUX GESTIONNAIRES DE RESEAUX D’EAU POTABLE

Afin de permettre un suivi régulier de l'état de la ressource en eau et de réagir rapidement après l'observation d'une évolution de la situation, les mesures suivantes sont activées :

- Tous les services gestionnaires des ressources AEP - que leurs données (débits de sources, niveaux des nappes) soient utilisées comme indicateur du niveau de sécheresse ou non - suivent et transmettent aux services de l’Etat leurs données chaque semaine ;
- Dans la mesure où le niveau des ressources utilisées ferait craindre un risque de déficit, le gestionnaire du réseau transmet impérativement l'ensemble des informations recueillies à la DDT, à l’ARS et au Service Départemental d'Incendie et de Secours.

Article 5 : MESURES RELATIVES AUX INDUSTRIELS ET ARTISANS

Les ICPE soumises par l'inspection des Installations Classées à la fourniture d'informations complémentaires au titre de la mise en application du plan d'action national sécheresse communiquent aux services de l’Etat leur Plan d'Économie d'Eau.


Article 6 : MESURES RELATIVES A L’AGRICULTURE

L’irrigation est interdite de 10 h 00 à 18 h 00, sauf irrigation aux gouttes à gouttes ou micro-aspersion. L’irrigation à partir de retenues d’eau constituées en période de fonte des neiges reste autorisée ; l’utilisation directe des eaux stockées dans les bassins pluviaux est également autorisée.

L’abreuvement des animaux ne fait pas l’objet de restriction.

Article 7 : DUREE DE VALIDITE

Les dispositions du présent arrêté sont valables au plus tard jusqu'au 30 septembre 2017.

Cependant, les présentes dispositions pourront être prorogées, annulées ou renforcées en fonction de la situation météorologique et hydrologique.

Article 8 : SANCTIONS

Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté s’expose à une peine d’amende de 5ème classe (jusqu’à 1 500 euros et, si récidive, jusqu’à 3 000 euros).



31 octobre 2016

DE L'EAU POTABLE... GARANTIE ? BEN... PAS TROP

POURQUOI NOTRE COLLECTIF A REQUIS AU TRIBUNAL CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA TOUR ET DES AFFOUILLEMENTS DU RIVAGE.

1ère PARTIE :  Le périmètre de protection rapproché du captage d'eau de St Alban de Montbel.

La plage de pré argent, lieu des constructions, se trouve totalement dans ce périmètre protégé, adopté par un arrêté pris en 2001 au lac d'Aiguebelette. L'eau du lac est bue par 9 communes, environ 20000 habitants, sans compter le tourisme d'été qui multiplie ce nombre pendant 2 mois.
3 périmètres existent :
  • Immédiat : Il s'agit d'un cercle de 50m de diamètre autour du point de captage au large de St Alban de Montbel.
  • Rapproché : Il s'agit d'une zone lacustre et terrestre sur la rive versante directe (VOIR en bleu sur la carte)
  • Eloigné : Il s'agit d'une zone élargie à toute la moitié Nord du lac et son bassin versant, incluant les villages de Nances, Novalaise, St Alban de Montbel.
Le code de la Santé publique précise les garanties que doivent apporter ces périmètres VOIR Article R1321-13 de la loi.
forage pieux sur plage pré argent en 2013
Très clairement, dans le périmètre rapproché (ici concerné), il est dit interdit de faire des travaux pouvant créer des pollutions susceptibles de menacer la qualité de l'eau potable. 
Or, les travaux de la tour, entrepris en 2013, et ses forages profonds pour 10 pieux de fondation, chacun long d'environ 18 à 20m, injectés de béton avec des remontées de lait bétonite au sol, sont typiquement de la catégorie interdite.

Selon l'arrêté de 2001, les travaux de génie civil sont interdits à la côte du lac. Les travaux ont été faits sur cette côte.
Les rejets au sol d'eau polluée sont interdits. Ils ont été faits.

De même les affouillements profonds de 1,20m/1,50m sur 1800m2 de la plage pour remplacer le sous-sol sablonneux par des matériaux plus solides, ont touché à la nappe phréatique directement.

Nous avons vu les engins approvisionnés en carburant sur le lieu même, les flaques de rejets, soi-disant canalisés, à même le sol. D'ailleurs plusieurs incidents durant le chantier ont été relatés dans la nouvelle étude d'impact présentée en 2015... Aucune information publique n'a évidemment été faite à l'époque des faits. 

Quant aux précautions et aux engagements de sécurité annoncés....Tous n'ont pas été réels. 
Et encore, nous n'avons pas eu accès au chantier pour constater des manquements et des dangers. Il y a ce que l'on sait et... tout ce que l'on ignore.

Voilà quelques très bonnes raisons, pour notre collectif, d'avoir réagi. La santé et les risques durables  pris par les collectivités publiques ont été réels... pour un projet inutile.

2ème PARTIE bientôt....