Par le jugement du Tribunal Administratif de Grenoble le 24 juin dernier, tous les permis et arrêtés attaqués par le collectif d'associations et de particuliers ont été invalidés.
Le nouveau bassin d'aviron et ses différentes constructions au Lac d'Aiguebelette sont donc administrativement inexistantes et, en conséquence, illégalement présentes.
Dès le rendu du jugement, le Conseil Général annonçait qu'il allait recommencer l'enquête publique pour viser la régularisation des constructions.

Une
étude d'impact nouvelle est donc en cours, cherchant à compenser les insuffisances premières qui ont conduit les décideurs et le public à méconnaître les effets réels et à prendre des décisions inconsidérément.
Afin de chercher cautions pour cette nouvelle étude, les concepteurs ont "invité" les associations de protection environnementale à partager les éléments qu'elles possèdent, à formuler de nouveau leurs demandes de préservation du site, à participer à des réunions d'échanges, etc... Elles le font, avec sérieux, bien qu'opposées totalement à la pérennité de cet inacceptable dispositif.
SAUF QUE ! Aucun descriptif ne leur a encore été donné. Aucun plan, aucune donnée mise à jour, aucun dossier d'ensemble n'ont encore été communiqués par les concepteurs.
On ne connaît pas, officiellement, le projet définitif et véritable sur lequel le Conseil Général fait participer les associations.
C'est donc sur base d'imagination que les bénévoles doivent se prononcer et travailler, se basant sur le seul dossier d'enquête de 2013 officiel et connu, et espérant que la future étude d'impact ne sera pas porteuse de "surprises" du genre extension, construction additionnelle ou supplément qui sortiront du chapeau. Situation potentiellement perverse !
Pour être concret, depuis les descriptifs de 2013, beaucoup de données ont été modifiées :
- Les pontons d'arrivée construits ne correspondent plus du tout aux plans connus, ni aux méthodes de construction décrites en 2013...
- La cabane d'aligneur construite ne correspond pas aux annonces de 2013...
- Les aménagements réalisés sur la plage de pré-argent ne correspondent plus au dossier de 2013...
- Les moyens d'évitement prévus de la zone de palafittes du Gojat sont toujours inconnus...
- Les destructions des frayères naturelles et artificielles réalisées ne correspondent pas au dossier de 2013..
- Toutes les zones du lac utilisées pour les travaux ne sont pas désignées sur le dossier de 2013...
- Les corps-morts, gabions et autres points immergés ont été modifiés, déplacés, ajoutés ou retirés....
- Les mires n'étaient pas prévues telles qu'elles ont été construites...
- Les destructions n'ont pas toutes été décrites sur le dossier 2013...
- Etc, etc, etc...
Ça commence bien !
Déjà, ne pas fournir de dossier clair et concret, est-ce bien sérieux ?