infos

Ce collectif réunit depuis 2012 les sympathisants et associations qui souhaitent la préservation, la restauration des sites impactés et le retour au lac naturel, après la compétition du championnat du monde d'aviron. Il s'est déroulé en 2015 mais notre but se poursuit.

Pourquoi faire un don ?
Toutes les explications sur notre page spéciale ICI

Retenez notre adresse : www.soslac.com

jeudi 14 septembre 2017

PROCÈS EN VUE 3 OCTOBRE

Et bien la voilà la date attendue depuis 2015.

L'audience au Tribunal Administratif de Grenoble est annoncée pour le 

MARDI 3 OCTOBRE à 9h30

Les différentes requêtes posées par le collectif d'associations et particuliers verront leur décorticage exposé en audience publique. Le rapporteur public énoncera les griefs et les arguments qu'il préconise de retenir ou de rejeter, exprimant au plus près le droit et ses applications.
Les avocats des deux parties se feront ensuite bataille de justifications en formant leurs plaidoiries et en répondant aux juges qui ne se priveront pas de demander à préciser certains points.

C'est avec confiance que nous abordons cette nouvelle étape concernant nos revendications. Celles-ci sont formalisées devant la justice par les défenseurs (les vrais) de l'environnement, contre les aménagements sauvages et destructeurs du lac d'Aiguebelette.

Si les requérants se sont pourvus au tribunal, c'est bien évidemment, parce que des infractions et autres contraventions, ont été constatées.




jeudi 31 août 2017

HE OH l'administration ???

Suite à notre demande de rencontre, voici la réponse étonnante du Département reçue en JUIN dernier (VOIR).  
Cet interlocuteur nous est inconnu. D'ailleurs, il ne nous connaît pas non plus. Est-il bien en phase ? Cela ne semble pas être le cas.

Notre courrier du mois de MAI sollicitait une nouvelle étape par une réunion, fort précisément pour faire le point des remarques des administrations reçues précédemment -VOIR notre post à ce sujet - et nous permettre, à tous, d'avancer sur le projet concerté de réadaptation du bassin d'aviron Est, que nous avons amorcé avec le Département et la CCLA.

Voilà que notre demande, pourtant claire, n'obtient pas de vraie réponse.  De plus, le signataire prend l'initiative de transmettre notre courrier à d'autres administrations. 
Mais pourquoi faire ? 
L'inutile gesticulation administrative serait-elle une façon d'évincer le dialogue ?

REAFFIRMATION
Nous souhaitons pouvoir poursuivre le processus amorcé, avec les personnes et les interlocuteurs qui connaissent le dossier des constructions d'aviron de 2015, tout autant que le chemin déjà parcouru par notre contestation depuis 2012. 
Rappelons que celle-ci a obtenu des avancées positives, posé des limitations aux exagérations préjudiciables pour le lac et sa nature, eu la reconnaissance de son action par la justice, etc..  
C'est donc avec sérieux que se doivent d'être entendues les propositions que nous élaborons dans l'intérêt commun.

mardi 4 juillet 2017

PLUS D'1 AN SANS SE VOIR : ON SE RENCARDE ???

Nous demandons la reprise de discussion avec le Département. VOIR. Rappelez-vous : nous participons depuis fin 2015 à une réflexion positive pour rendre le sport aviron à son tracé historique et lui assurer des compétitions sereines et durables, plus compatibles avec les autres usages, le patrimoine culturel, la santé publique...

Après que le dossier d'intention mis au point ensemble ait été adressé en juin 2016 aux administrations pour recueillir leurs avis, nous avons attendu que celles-ci se prononcent.

3 ont répondu : Le PREFET de Savoie, la DDT de Savoie, la DREAL (Région).
Seul le préfet de Savoie émet un avis défavorable pour raison de chutes de pierres sur la route RD921... Très bizarre ! 

Car, nous devons préciser que, fort justement, le dossier annonçait l'intention du déplacement total du public. Celui-ci serait acheminé hors de la route, d'une part, et côté Maison du Lac, d'autre part. Au vu de la réponse, nous sommes en droit de nous étonner que cette administration aie interprété différemment le dossier ???
Serait-ce les prémices d'une fin de non recevoir ? Ce serait tellement dommage pour l'avenir de ce sport à Aiguebelette. Sans solution alternative, il devrait donc définitivement être interdit de compétition sur le bassin Est à cause de ses spectateurs, ou bien concourir sans public, ou bien n'avoir droit qu'à 2 compétitions par an, en tout et pour tout, à l'Ouest. Impensable !
scénario tribune Maison du lac
scénario tribune rive Est

Nous espérons défendre l'intérêt de tous les usages et, aussi, celui du sport aviron d'Aiguebelette.
A ce stade, il semblerait qu'il soit nécessaire que nos éléments puissent s'étayer d'explications supplémentaires plus consistantes pour espérer trouver un écho vraiment attentif aux propositions positives du dossier. Nous devons donc reprendre les discussions et travailler ensemble à plus de concret. 

Mr Sarrand, directeur des services du Département, avait marqué son ouverture à ce que nous avancions vers une étude large des évolutions et de ses conséquences. Nous demandons la poursuite du processus car nous sommes tournés vers les actions positives...

vendredi 30 juin 2017

L'EAU !!! Ô....Oooo...LA..LA !...HOLÀ !

Le préfet de Savoie vient de prendre un nouvel arrêté pour restriction d'eau en période de sécheresse...
Nous sommes tous concernés.

Pour faire simple, nous copions le texte...

A R R E T E
Article 1er :

L‘arrêté préfectoral n°2017-0012 du 5 janvier 2017, plaçant le département de la Savoie en situation de vigilance, est abrogé.

Article 2:


Au regard des critères définis dans l'arrêté préfectoral n°2016-1094 fixant le cadre des mesures de gestion et de préservation de la ressource en eau en période d’étiage pour les cours d’eau et nappes souterraines pour le département de la Savoie , la situation pour la gestion de la sécheresse est la suivante :

Pour les eaux superficielles :

BASSINS DE GESTION  = SITUATION DE GESTION
Lac du Bourget - Albanais - Bauges   =  alerte
Combe de Savoie-Val Gelon = vigilance
Avant-Pays savoyard  = alerte
Beaufortain - Val d’Arly  =  vigilance
Tarentaise  =  vigilance
Maurienne  =  vigilance

Pour les eaux souterraines : situation de vigilance sur tous les bassins de gestion.

Article 3 : MESURES DE PORTEE GENERALE

Article 3.1 – prévention et préservation

Prévention incendie

Conformément à l’article L 2213-32 du CGCT, chaque maire doit en permanence garantir la disponibilité d'une réserve d'eau suffisante pour permettre la lutte contre un incendie. En fonction des risques à défendre, le ou les réservoirs doivent permettre de disposer d'une réserve d'eau d'incendie d'au moins 30, 60 ou 120 m3, compte-tenu, éventuellement d'un apport garanti pendant la durée du sinistre.

Préservation des zones de frayères

En application de la loi de 1993 sur la circulation des véhicules à moteur, la circulation, le passage, et le stationnement (moto, 4X4) dans le lit des cours d’eau sont interdits.

Débit réservé dans les cours d’eau

En application de l’article L214-18 du Code de l’Environnement, tout prélèvement doit impérativement être interrompu dans un cours d’eau (ou dans sa nappe d’accompagnement) dès lors que le débit est inférieur ou voisin du débit minimal garantissant la vie, la circulation et la reproduction des espèces qui peuplent les eaux.

Article 3.2- Restriction

Les mesures de limitation des usages de l’eau, rappelées ci-dessous, prévues par l’arrêté cadre susvisé sont mises en oeuvre à compter de la publication du présent arrêté, dans le bassin de gestion « Lac du Bourget / Albanais / Bauges » et « Avant-Pays savoyard ».

Les prescriptions définies ne s'appliquent pas aux prélèvements effectués en vue d'assurer les usages prioritaires à savoir l'alimentation en eau potable et l'intervention des services d'incendie et de secours.

Sont interdits :

Mesures d’interdiction générales :

- le lavage des véhicules hors des stations professionnelles sauf pour les véhicules ayant une obligation réglementaire (véhicules sanitaires ou alimentaires) ou technique et pour les organes liés à la sécurité ;
- de 8 h 00 à 20 h 00 : l'arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés, des golfs, stades et espaces sportifs de toute nature (les jardins potagers, et les « greens et départs » de golf ne sont pas concernés) ;
- Le fonctionnement des fontaines publiques en circuit ouvert sauf pour raison de salubrité des réseaux d'adduction ;
- le lavage des voiries sauf impératif sanitaire et à l'exclusion des balayeuses laveuses automatiques ;
- le remplissage des piscines privées sauf première mise en eau pour livraison après construction ;
- Les prélèvements directs dans le milieu hydraulique superficiel dits domestiques (au sens de l'article R.214-5 du code de l'environnement, à savoir inférieurs à 1000 m3 par an) ;
- Les vidanges de piscines sauf justification sanitaire ; le rejet doit impérativement avoir fait l’objet d’une neutralisation préalable du chlore et du pH.

Article 4 : MESURES RELATIVES AUX GESTIONNAIRES DE RESEAUX D’EAU POTABLE

Afin de permettre un suivi régulier de l'état de la ressource en eau et de réagir rapidement après l'observation d'une évolution de la situation, les mesures suivantes sont activées :

- Tous les services gestionnaires des ressources AEP - que leurs données (débits de sources, niveaux des nappes) soient utilisées comme indicateur du niveau de sécheresse ou non - suivent et transmettent aux services de l’Etat leurs données chaque semaine ;
- Dans la mesure où le niveau des ressources utilisées ferait craindre un risque de déficit, le gestionnaire du réseau transmet impérativement l'ensemble des informations recueillies à la DDT, à l’ARS et au Service Départemental d'Incendie et de Secours.

Article 5 : MESURES RELATIVES AUX INDUSTRIELS ET ARTISANS

Les ICPE soumises par l'inspection des Installations Classées à la fourniture d'informations complémentaires au titre de la mise en application du plan d'action national sécheresse communiquent aux services de l’Etat leur Plan d'Économie d'Eau.


Article 6 : MESURES RELATIVES A L’AGRICULTURE

L’irrigation est interdite de 10 h 00 à 18 h 00, sauf irrigation aux gouttes à gouttes ou micro-aspersion. L’irrigation à partir de retenues d’eau constituées en période de fonte des neiges reste autorisée ; l’utilisation directe des eaux stockées dans les bassins pluviaux est également autorisée.

L’abreuvement des animaux ne fait pas l’objet de restriction.

Article 7 : DUREE DE VALIDITE

Les dispositions du présent arrêté sont valables au plus tard jusqu'au 30 septembre 2017.

Cependant, les présentes dispositions pourront être prorogées, annulées ou renforcées en fonction de la situation météorologique et hydrologique.

Article 8 : SANCTIONS

Tout contrevenant aux dispositions du présent arrêté s’expose à une peine d’amende de 5ème classe (jusqu’à 1 500 euros et, si récidive, jusqu’à 3 000 euros).



mardi 6 juin 2017

AAPPMA toute !! un 11 juin festif

Ce prochain dimanche, après vos obligations électorales, vous pourrez vous distraire, déguster les douceurs et apprécier les animations de l'AAPPMA Aiguebelette.
Il va faire beau et le lieu est magnifique pour les activités de plein air avec vos enfants. Profitez !


lundi 15 mai 2017

LAC NATUREL ? NON...TERRAIN DE BOULES !


2 compétitions aviron espacées de 15 jours... donc, bassin Ouest pour 1 mois en travers du lac.

Attention : Rectificatif de ce 16 mai...les 2 compétitions ont été espacées d'1 semaine et non de 15 jours. Le bassin est démonté depuis hier ... en 24h !! Donc faire plus court est possible.

baignade en mai ! ça existe.
Lac naturel, un peu "miné"

jeudi 27 avril 2017

SACCAGE ET RATAGE ?

Toujours là ! En sourdine, car l'action patiente dans les antichambres de la justice. Cependant, nous maintenons la veille permanente et les informations locales.

Et bien voilà comment les passe-droits que se sont accordés le Département et les autres administrations pour créer les constructions du bassin d'aviron Ouest, font des émules.

Pour la 3ème fois depuis 2015, des particuliers suivant le "bon exemple" des Collectivités, s'octroient d'office des dérogations aux règles communes. Coupant des arbres sur les berges protégées, esquintant des roselières, empierrant, de-ci, ou bétonnant, de-là, les rivages.... Le tout sans autorisations légales et sans vergogne.
L'exemple donné par les collectivités a créé une forme d'impunité qu'espèrent, par équivalence, les riverains. Logique ?


2 cas ont été vus à Aiguebelette-le-lac sur des rivages sauvages et zones biotope, et 1 cas à St Alban de Montbel en pleine zone biotope.

Est-il besoin de rappeler les contraventions réalisées dès 2013 pour l'aviron, sans entraves autres que celles que nous avons portées.  Malheureusement, elles en sont les regrettables précédents.

La CCLA est gestionnaire de la Réserve Naturelle Régionale du Lac d'Aiguebelette depuis 2015. En conséquence, son rôle se trouve encore sur-renforcé pour porter les faits de dégradation du patrimoine protégé devant les juridictions compétentes. Lors, les élus CCLA n'ont pas empêché les constructions 2015 d'aviron encourageant même tous les dérapages du Département.

Cette fois encore, la gardienne CCLA entretient quelques flous sur les poursuites qu'elle devrait avoir engagées. Sont-elles actées...ou non ? Les réparations vont-elles avoir droit de cité ? Aucune information ne filtre auprès de la population. La volonté de défendre le droit de la nature serait-elle toujours un peu faiblarde quand il s'agit de passer à l'action ?... Est-ce "Open bar" ?

Aiguebelette artificialisation berge
Aiguebelette coupe rase végétale et arbres

St Alban - artificialisation berge

mardi 28 mars 2017

POÉSIE LOCALE

Le collectif SOS LAC D'AIGUEBELETTE est une référence qui se dit, et se déclame même.

Lors de l'assemblée générale de la Fapla, ce dernier samedi, nous avons eu la surprise d'entendre un "appel" délivré par son auteur, inspiré par le lac, et qui se définit lui-même comme :
"un de ses veilleurs, amoureux de ses belles petites eaux depuis un demi siècle."
Nous relayons ses mots.

Ô LAC !

Sur l'océan des retours sur investissement

L'argent toujours pousse vers les rivages de la croissance infinie

Mais dans notre cuvette finie,

Nous pouvons convaincre défenseurs masqués, élus et investisseurs immobiliers

De protéger de la contamination routière et agricole tes eaux turquoises si jolies,

De suspendre le mitage

des verts paysages de ton bassin versant,

et stopper le bétonnage

de tes bords par tes bords répétés.

Que l'astre au front d'argent qui blanchit tes flots de ses molles clartés

voit ses vrais défenseurEs, tels SOS lac, se lever par milliers.

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mercredi 4 janvier 2017

Les voeux de SOS LAC D'AIGUEBELETTE

A nouvelle année, nouveaux voeux !

2017 au delà des manifs...


Quoi ??? 2016 aurait été une année où rien ne s'est passé pour notre collectif ?

Bien au contraire !
  1. Les discussions avec le Département et la ComCom (CCLA) ont posé des bases de projet pour un avenir plus adapté au Lac d'Aiguebelette et aux autres usages. Elles sont en cours de réflexion dans les services administratifs de l'état. Certes, ils prennent leur temps !
  2. En avril dernier, nous avons gagné en Cour d'appel de Lyon, les procès intentés en 2013. Le tribunal a ainsi confirmé, une nouvelle fois, que nos recours sont justifiés puisque les installations avaient été permises à la construction en fournissant des éléments d'informations incomplètes et faussées.
Evidemment, aujourd'hui, les manifs ne sont plus d'actualité.
Mais ne croyez pas que notre action soit terminée. Elle continue.


Car, en 2015 : Nouveaux recours !!!
Posés au Tribunal Administratif de Grenoble pour faire tomber les "contrefaits" (permis de travaux obtenus des maires de Novalaise et Aiguebelette-le-lac ainsi que les autorisations délivrées par le Département et la Préfecture) destinés à opérer, par force, une régularisation administrative, artificiellement et postérieurement aux aménagements.

Qu'en attendons-nous ?
Le tribunal de Grenoble pourrait statuer dès 2017.

Si tous les arrêtés se trouvaient invalidés pour la 2ème fois, la tour, la cabane d'aligneur, les pontons, etc, se verraient donc confirmés en illégalité. Pour le moins, ce serait légitime.
Pour les points les plus graves observés (destructions des herbiers non autorisés, destruction des frayères naturelles non autorisées, destruction des espaces boisés sans autorisation, dégradation des palafittes malgré les engagements de préservation, travaux de forage prohibés dans les périmètres de protection des captages d'eau, constructions dans les zones protégées par la loi montagne, etc...), nous souhaitons que le Tribunal les examine en détail afin qu'il prononce, à la suite de chaque illégalité reconnue, leur démantèlement et la remise en état du précieux patrimoine du lac.


Nous espérons qu'au moins une partie des édifices les plus dégradants et préjudiciables pour le site, laissera place nette.

Cela écarterait durablement, et peut-être définitivement, les risques récurrents créés par ce nouveau bassin : problèmes de sécurité, entraves aux autres usages et leur circulation sur l'eau, dégradation du patrimoine archéologique, dégradation épisodique des herbiers protégés, tentatives futures de constructions en lieux interdits, égarement obstiné des élus locaux, etc...

Faut-il rester mobilisés ?
Oui ! Car nous avons besoin de votre force. C'est votre soutien, continu et maintes fois démontré, qui nous a permis de trouver les moyens et l'énergie d'être dressés et fiers de vous représenter depuis 4 années. 

Alors pour ça, cette nouvelle année qui démarre nous donne l'occasion de vous saluer et de vous remercier, une nouvelle fois.

Gardez-nous votre confiance car SOS LAC D'AIGUEBELETTE poursuit encore les objectifs sur lesquels elle s'est engagée auprès de vous dès 2012.


2017 verra certainement un nouveau volet se dessiner. Avec vous et pour le lac, nous serons là.

BONNE ANNÉE à tous !!! 

mercredi 14 décembre 2016

LUEURS DE FIN D'ANNÉE

Le collectif SOS LAC d'AIGUEBELETTE brille encore !
au rond point
Il continue de vous éclairer sur les réalités des multiples aménagements illicites d'aviron au lac.
Portés au tribunal, les recours attendent les jugements, probablement pour 2017.

Vivant, patient, confiant !
Bonnes fêtes de fin d'année !

vendredi 18 novembre 2016

DÉTOURNEMENT DE CONSTRUCTIBILITÉ

POURQUOI NOTRE COLLECTIF A REQUIS AU TRIBUNAL CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA TOUR ET DES AFFOUILLEMENTS DU RIVAGE (suite).

2ème PARTIE :  La loi montagne 

En 1985 était adoptée la loi montagne pour notre territoire. Ainsi, notre urbanisme local intégrait la protection dévolue aux pays montagneux, avec leurs contraintes particulières, telle la règle des 300m inconstructibles sur les rives des lacs de montagne. VOIR l'article 145-5.
Néanmoins, des dérogations restent possibles pour édifier, pour le grand public, des lieux de sécurité ou de loisirs, comme, par exemple, des bâtiments "d'accueil et de sécurité nécessaires à la pratique de la baignade, des sports nautiques, de la promenade ou de la randonnée..".
On comprend bien qu'il est donc normal de pouvoir édifier des cabines pour la plage, des appontements pour bateaux ou baigneurs, des plateformes, des refuges, des jeux, etc, destinés à la vie de tous.

C'est sur cette phrase qu'a été interprétée l'autorisation de construire la tour de chronométrage d'aviron pour le Championnat du monde d'aviron de 2015.
Mais :
La tour de chronométrage sur la plage pré argent
  • La tour de chronométrage n'est pas un bâtiment public : elle est fermée, inaccessible au public, et n'a, d'ailleurs, pas été construite selon les normes ERP autorisant l'accès au public.
    Il est interdit d'y accéder, sauf pour des personnes accréditées par les organisateurs des compétitions d'aviron. 
  • Elle n'est ni utile, ni nécessaire, pour la pratique d'aviron. Celle-ci a d'ailleurs lieu tous les jours depuis des décennies, sans utilisation de cet édifice. Il ne peut servir que lors des compétitions.
  • La tour est donc, à l'évidence, un bâtiment privé, privatisé pour quelques personnes bien particulières (arbitres et journalistes, d'ailleurs non "pratiquants" d'aviron). Elle a été réalisée pour une activité exclusive de compétiteurs, triés, présélectionnés.
  • Elle n'est pas, non plus, nécessaire à la sécurité toujours assurée par les bateaux à moteur (dont des thermiques) et leurs équipages spécialisés, spécifiquement mis en place par les organisateurs lors des compétitions.
Selon notre collectif, la tour de chronométrage ne pouvait bénéficier de permis de construire sur cette zone de plage naturelle. 

Les juges auront donc à se prononcer sur la validité ou non du bâtiment, d'usage non public, édifié dans les 300m inconstructibles des rives en ayant interprété, à dessein, le sens de la loi de protection.

lundi 31 octobre 2016

DE L'EAU POTABLE... GARANTIE ? BEN... PAS TROP

POURQUOI NOTRE COLLECTIF A REQUIS AU TRIBUNAL CONTRE LA CONSTRUCTION DE LA TOUR ET DES AFFOUILLEMENTS DU RIVAGE.

1ère PARTIE :  Le périmètre de protection rapproché du captage d'eau de St Alban de Montbel.

La plage de pré argent, lieu des constructions, se trouve totalement dans ce périmètre protégé, adopté par un arrêté pris en 2001 au lac d'Aiguebelette. L'eau du lac est bue par 9 communes, environ 20000 habitants, sans compter le tourisme d'été qui multiplie ce nombre pendant 2 mois.
3 périmètres existent :
  • Immédiat : Il s'agit d'un cercle de 50m de diamètre autour du point de captage au large de St Alban de Montbel.
  • Rapproché : Il s'agit d'une zone lacustre et terrestre sur la rive versante directe (VOIR en bleu sur la carte)
  • Eloigné : Il s'agit d'une zone élargie à toute la moitié Nord du lac et son bassin versant, incluant les villages de Nances, Novalaise, St Alban de Montbel.
Le code de la Santé publique précise les garanties que doivent apporter ces périmètres VOIR Article R1321-13 de la loi.
forage pieux sur plage pré argent en 2013
Très clairement, dans le périmètre rapproché (ici concerné), il est dit interdit de faire des travaux pouvant créer des pollutions susceptibles de menacer la qualité de l'eau potable. 
Or, les travaux de la tour, entrepris en 2013, et ses forages profonds pour 10 pieux de fondation, chacun long d'environ 18 à 20m, injectés de béton avec des remontées de lait bétonite au sol, sont typiquement de la catégorie interdite.

Selon l'arrêté de 2001, les travaux de génie civil sont interdits à la côte du lac. Les travaux ont été faits sur cette côte.
Les rejets au sol d'eau polluée sont interdits. Ils ont été faits.

De même les affouillements profonds de 1,20m/1,50m sur 1800m2 de la plage pour remplacer le sous-sol sablonneux par des matériaux plus solides, ont touché à la nappe phréatique directement.

Nous avons vu les engins approvisionnés en carburant sur le lieu même, les flaques de rejets, soi-disant canalisés, à même le sol. D'ailleurs plusieurs incidents durant le chantier ont été relatés dans la nouvelle étude d'impact présentée en 2015... Aucune information publique n'a évidemment été faite à l'époque des faits. 

Quant aux précautions et aux engagements de sécurité annoncés....Tous n'ont pas été réels. 
Et encore, nous n'avons pas eu accès au chantier pour constater des manquements et des dangers. Il y a ce que l'on sait et... tout ce que l'on ignore.

Voilà quelques très bonnes raisons, pour notre collectif, d'avoir réagi. La santé et les risques durables  pris par les collectivités publiques ont été réels... pour un projet inutile.

2ème PARTIE bientôt....

vendredi 28 octobre 2016

ESPOIR POUR ROYBON ! BOUFFÉE D'OXYGÈNE PENDANT NOTRE APNÉE...

Encore un peu d'espoir ! Le rapporteur public pourrait demander la confirmation des annulations à Roybon ...VOIR 
Le droit sauvera-t'il cette terre précieuse de marais et de forêt Iséroise avant qu'il ne soit trop tard ?

Rappelez-vous : Le beau lac d'Aiguebelette, lui, n'a pas eu cette chance de pouvoir faire stopper les travaux destructeurs du bassin d'aviron. Les référés n'ont pas joué le rôle attendu et tous les chantiers ont été lancés. Pourtant sur permissions obtenues sur bases faussées, tronquées, voire sans aucun permis.

... et donc illégalement.
C'est ainsi que notre collectif poursuit, encore aujourd'hui, plusieurs procédures devant les tribunaux de Grenoble et Chambéry. Pour faire valoir le droit, tant que faire se peut... c'est à dire au maximum.

  • Le droit du lac à être protégé, comme cela lui est dû,
  • Le droit à la sécurité pour les citoyens avec leur précieux captage d'eau potable mis en danger, 
  • Le droit de la faune à voir ses habitats maintenus, 
  • Le droit des rivages sauvages à rester intacts,
  • Le droit des plantes aquatiques à ne pas être détruites inutilement, 
  • Le droit du patrimoine archéologique à garder son intégrité,   
  • Le droit des territoires à garder leur urbanisme contrôlé,
  • .....
Le temps passe à attendre la justice, bien sûr... mais on aime attendre en imaginant qu'elle est ce contre-pouvoir bien indispensable.
Souvenir :destruction de la côte sauvage
souvenir :arbre condamné à Pré argent

mercredi 5 octobre 2016

INVESTIGATIONS ARCHEOLOGIQUES SUR LAC

Ce lundi a démarré un sérieux travail des services de la MCC / DRASSM, archéologie sous les eaux.
Les sites des vestiges palafittes du lac d'Aiguebelette vont donc être observés de près, de nouveau et, peut-être, faisant écho à nos multiples alertes depuis 2012.

Le site palafittique de Beau phare, classé Unesco,  les vestiges près des îles, la zone du Gojat, classée Monument historique, vont tous être réétudiés pour actualisation et précision des inventaires et repérages précédents.

Vous pourrez voir sur le lac une embarcation un peu spéciale des services de la DRASSM. Elle va assurer les investigations optimales et permettre à la technique de faire son office.

Nous continuons d'affirmer que le dispositif câblé du nouveau bassin d'aviron positionné en affleurement du site palafittique du Gojat est une menace durable pour ce précieux patrimoine. 

La prise de décision pour repositionner le bassin d'aviron à l'Est est la meilleure solution pour épargner définitivement les pieux  du néolithique érigés au Gojat...


Pour revoir les dégâts des câbles en juin 2014
notre vidéo : https://youtu.be/nyXreb86h04
les câbles du bassin d'aviron dans les pieux du site palafittique du Gojat en Juin 2014, lors de la Coupe du Monde d'aviron...

lundi 22 août 2016

PONTONS SUR TURPIDES BAS FONDS

Beaucoup d'entre vous ne savent toujours pas que le Championnat de monde d'aviron de 2015 a pérennisé de multiples installations dans le lac.
Car la rumeur, largement répandue par les organisateurs, a un peu trop laissé dans l'imagination collective que tous les pontons allaient être démontés.
Ce n'est pas la réalité.

Aujourd'hui, nous vous parlerons, donc, des pontons d'ancrage des 11 câbles, côté Ouest du lac, construits pour le nouveau (et second) bassin d'aviron du Lac d'Aiguebelette.
  1. EMPLACEMENT N°1 : Agrandissement du ponton appartenant à l'hôtel Novalaise-plage  : Décision unilatéralement prise, sans expropriation pourtant, et sans même avoir averti la propriétaire de l'édifice originel, celui-ci devenant otage en vue des caprices sportifs. Cette extension de plus de 110m2 a été réalisée en 2014 sans permis de construire, en zone protégée inconstructible, sur parcelle PLU classée Np. Le ponton de 56m d'origine, a été allongé de 17m et 6 jetées transversales ont été ajoutées.
  2. Ponton principal agrandissement
  3. EMPLACEMENT  N°2 : 3 appontements secondaires construits au Nord de la plage de Pré-argent de Novalaise et au Sud de l'hôtel. Plus de 35m2 réalisés sans permis de construire, en zone  protégée inconstructible, sur parcelle PLU classée Np. 
Pontons secondaires : constructions
Tous ces pontons ont été édifiés en dur sur base de fondations profondes (pieux de 6m battus pour être plantés par des engins). Les pontons solidement bâtis ne peuvent être qualifiés de légers.

Il faut savoir que ces travaux ont été mis en place sans que les maires n'aient été sollicités pour des obtentions d'autorisations d'urbanisme. Rien n'a été déposé en mairies. Et pour cause... car elles n'auraient pas pu être accordées.
Les affichages légaux sur les lieux de chantier n'ont pas été faits. Des barrières ont été installées sans explications pour le public.

Ce que nous avons fait
Nous avons d'abord tenté de faire établir un constat par la gendarmerie, puis par les Maires de Nances et de Novalaise, mentionnant les défauts des procédures d'urbanisme et les illégalités des chantiers (lettres recommandées).
Chacune des instances contactées a manifestement manqué à son devoir : soit en refusant de recevoir notre plainte, soit en niant ce défaut d'autorisation, soit en ne répondant pas... Fermer les yeux semblait donc le mot d'ordre du moment. 

Dès lors, le collectif a donc mis en place une action radicale : faire constater ces manquements et la réalité des chantiers lancés sans autorisation, au moyen d'un constat d'huissier. 
Nous avons donc pu, et dû, saisir le Procureur du Tribunal en lui adressant notre plainte directement avec dossier complet expliquant les faits.
Depuis lors, le juge nous a convoqué pour nous entendre. Il s'est saisi du dossier jugé recevable et la plainte a été commuée en procès.  
Le procès est en cours d'instruction au Tribunal de Grande Instance de Chambéry. 

dimanche 7 août 2016

CABANE FORTIFIÉE. OBJET INANIMÉ...SANS ÂME

La cabane que les maîtres d'ouvrage ont fait passer pour légère....On vous en dit plus. 

Vous naviguez, paddlelez, croisièrez... alors vous côtoyez, au milieu de la côte sauvage et boisée Est, une zone devenue aseptisée (mais aussi contaminée lors des travaux par l'importation de Renouée du Japon), défrichée à tort, qui a vu en 2014 la construction de cette cabane perchée sur un plateau de béton grassement enroché. 
Une vraie forteresse ! 
quelques étapes dégradant la côte d'Aiguebelette-le-lac
C'est quoi cette cabane ? Et bien, une dépense fort inutile de vos impôts, bien sûr. 
Il s'agit d'une cabane dite de l'aligneur, lequel arbitre, a la fonction de contrôler les alignements des avirons pour les départs de compétition. Bâtisse richement équipée de câblage informatique, audio, vidéo, en lien à la tour de l'arrivée dont nous vous avons déjà parlé - VOIR

Cette édifice a été fait en zone protégée strictement interdite de construction nouvelle.  Les élu(e)s l'ont autorisée en fermant les yeux, les oreilles, "oubliant" leur rôle de gardiens des lois et règlements. Cela s'appelle d'ailleurs "abus de pouvoir". Les mêmes ont souvent l'indécence de s'indigner lorsqu'ils se trouvent poursuivis ensuite en justice par les associations, qui, elles, font leur travail avec conscience...
Humilité ?
Ah bon, pourquoi !...
Bref !

  • Le PLU d'Aiguebelette-le-lac classe toute la côte sauvage en Zone Naturelle protégée (Np) inconstructible en dur. C'est pourtant le cas de ce qui a été permis : Enrochements 315 tonnes, bétonnage 2,4 tonnes... On n'est plus dans le léger de quelques planches de bois tolérées.
  • Le défrichement a été "sauvage", c'est à dire opéré sans que les demandes d'autorisation légales n'aient été faites. La zone de boisement, protégé par le code forestier, a été violée, en évidente préméditation. L'action interdite par la loi met tout le monde devant le fait accompli. Puis on "régularise" les actes administratifs ôtant ainsi toute possibilité d'entrave au projet.  Ce fut la stratégie choisie.
  • Les arbres immergés sur la zone lacustre constituaient des frayères naturelles pour la reproduction piscicole. Ils ont été extirpés sans autorisation légale : action absolument interdite.
    Une opération réalisée sur la parcelle, propriété d'à côté, voisine classée Réserve Naturelle Régionale.
Il semble bien que les interdits ne valent que pour les particuliers.

Les TRIBUNAUX ont été saisis en temps et en heure. Les procès sont en cours d'instruction. Grâce aux associations, aux particuliers,  requérants, et aux donateurs qui oeuvrent tous pour la protection du lac d'Aiguebelette. L'espoir d'une justice en faveur d'une noble cause se poursuit.