infos

Ce collectif réunit depuis 2012 les sympathisants et associations qui souhaitent la préservation, la restauration des sites impactés et le retour au lac naturel, après la compétition du championnat du monde d'aviron. Il s'est déroulé en 2015 mais le but est toujours d'actualité. La justice est saisie.
Pourquoi faire un don ? Toutes les explications sur notre page spéciale ICI

Retenez notre adresse : www.soslac.com

mercredi 28 août 2019

AIGUEBELETTE = CLAIREFONTAINE

Le sport aviron a beaucoup de chance.
Aiguebelette accueille son grand centre d'entraînement dans un cadre époustouflant de beauté naturelle.
Le niveau du "Clairefontaine de foot" est largement atteint. 

19 août 2019- DL
Xavier Dorfmann le rappelle avec justesse et exprime sa nostalgie dans son interview du Dauphiné Libéré, et on peut le comprendre.
Car maintenant en poste au Japon, pays pourtant magnifique, il semble qu'il aime à retrouver les saveurs et la quiétude des entraînements de l'Avant-pays Savoyard. Il y revient donc avec ses rameurs Japonais puisque la qualité du site propose toujours des entraînements de haut niveau.

Il faut rappeler encore et encore, pour ceux qui croiraient le contraire :
  • que 100% des stages ont toujours lieu sur le bassin historique, 
  • que 100% des entraînements ont toujours lieu sur le bassin historique, 
  • que 100% du fonctionnement du Club local a toujours lieu sur le bassin historique.
  • que toutes les régates de 5 couloirs fonctionnent toujours sur le bassin historique, 
  • que seul le bassin historique offre 3 km de longueur pour les entraînements des grands sportifs, tels que ceux de l'équipe nationale du Japon.
Certes, les trop grandes compétitions n'ont plus le théâtre qui leur était promis ; les autorités avaient préféré prendre le risque de démonter la moitié du bassin historique. Mauvaise pioche !
Nous avions pourtant averti que ce choix n'était pas prudent. 
Néanmoins, force est de constater que les grands sportifs continuent de profiter et d'apprécier les eaux d'Aiguebelette pour se mettre au top. 
Réjouissons-nous de la situation apaisée retrouvée et de ce succès maintenu.

Car le lac d'Aiguebelette était trop petit et trop fragile pour avoir été entraîné dans la spirale d'un sport élevé en "système" avec des dispositifs incompatibles. Heureusement, une direction salutaire pour le lac et pour l'équilibre de ses multiples usages se trouve restaurée. 
C'est enfin ce que l'on peut nommer un développement durable...

jeudi 8 août 2019

COMMENT DIRE ?... SIMPLEMENT MERCI !!!

Bravo ! Merci ! Encore merci !

Grâce à vous, bénévoles et militants de notre action, 12 communes autour du bassin du lac d'Aiguebelette viennent d'être distribuées en boîtes à lettres.

2019 SOS LAC INFO
Ainsi, l'information prend sa place légitime, reléguant les fausses infos au bon vieux rang des malfaisances, qu'elles soient rumeurs, intox, menaces, annonces de dangers imaginaires, et autre dénigrement systématique des associations faisant le collectif, etc.

Depuis 2012, notre collectif s'astreint, avec probité, à déjouer les pièges de la communication biaisée faite sur mesure par les institutions.
Nous sommes sûrs que notre conduite a servi notre cause, notamment dans les tribunaux, a contrario des pratiques de la politique politicienne, et de son outrance, utilisées pour imposer de pseudo bonnes intentions.

Nous ne voulions pas des aménagements destructeurs.
Et bien, ils n'ont plus leur place à Aiguebelette.
Nous avions raison d'en avoir vu les pièges.

Aujourd'hui existent encore des intentions de bafouer les décisions de justice pour reprendre les mêmes projets pervers. Nous savons en identifier les promoteurs et leurs supporters serviles.
Alors, notre vigilance est intacte pour que le Lac d'Aiguebelette garde longtemps son caractère vrai. 

2 procédures au Tribunal de Grande Instance sont encore en cours d'instruction.

Nous maintenons le cap sur un chemin aux embûches multiples, sans pourtant quitter la ligne droite de nos intactes convictions.

jeudi 25 juillet 2019

TROP VIDE TROP SEC

Voilà  ! situation d'alerte en Avant-Pays Savoyard... L'eau manque.
Tous concernés 

Un arrêté préfectoral vient de paraître VOIR 
Liste des communes VOIR 

Pour ces secteurs, il est rappelé que les prélèvements directs dans les cours d’eau ou dans les ressources souterraines (nappes, sources) pour des usages domestiques sont interdits.
Par ailleurs, sont également interdits le lavage des véhicules hors station de lavage, le remplissage des piscines privées, le fonctionnement des fontaines en circuit ouvert et le lavage des voiries, hors impératif sanitaire. L’irrigation agricole, ainsi que l’arrosage des pelouses, des espaces verts publics et privés (sauf jardins potagers), des stades et espaces sportifs sont interdits entre 8 h et 20 h.
Ces mesures sont applicables à compter du 24 juillet 2019.

mercredi 17 juillet 2019

DELIRIUM TRÈS MINCE

Alors que nous lisons les lignes du Dauphiné local relatant les suggestions du président de la Communauté de Communes pour établir un PC sécurité dans l'ancienne tour de chronométrage, nous pouffons....
Et n'y aurait-il pas une petite idée pour tenter, une fois de plus, le déplacement du bassin d'aviron de compétition sur l'Ouest du lac.... hein ? 

Que n'inventerait-il pas pour passer le cirage de pompes aux élus du Département, séduire le Préfet au passage émettant une idée qu'il croit bonne ? L'intention peut paraître louable, mais elle est surréaliste. 

NON, la tour Est placée au bout du lac, est beaucoup trop excentrée pour être efficace. Par ailleurs, cette tour est la seule qui permet de maintenir des compétitions d'aviron à Aiguebelette. Si elle doit être rénovée et c'est le besoin, elle doit l'être pour maintenir le niveau de sa fonction. Le président voudrait-il éradiquer ce qui reste indispensable à l'aviron ? 

Pour la sécurité, le meilleur point d'observation serait plutôt en hauteur vers l'ex-hôtel Michelon, par exemple, pour avoir vue sur toute la côte Ouest et jusqu'à Lépin. La CCLA y possède des terrains. Il suffirait d'un bungalow ou de webcams.
Vue sur Lépin - St Alban
Vue sur Novalaise-Nances
D'autre part, nous possédons déjà un lieu public, équipé d'embarcations, de pontons, de parkings... Central pour atteindre les zones les plus fréquentées en un temps record, pouvant positionner les équipes de sécurité au coeur des besoins d'interventions. Un vrai pôle d'équipement multi-adapté avec ordinateurs, téléphone, poste médical, douches, cuisine, salles, etc ! Il s'agit de la base d'aviron du Département. Parfaite pour l'accueil d'équipes de sécurité si besoin pour 5 ou 6 week-ends d'été puisque les occupations des scolaires et autres stages y sont réduits dans la période. 
En prime, une économie qui verrait la mutualisation des activités...sans rajouter de pontons avec des embarcations motorisées appelées à perturber un secteur supplémentaire de nature, vers le Gua.

Pas belle la vie ? 

vendredi 12 juillet 2019

ÉPOQUE ÉPIQUE...ET PIQUE !!!!

C'est un évènement qui mérite que nous en parlions avec vous. 
Notre partenaire historique FRAPNA Savoie opère une mue d'été.. Telle la chrysalide devient papillon, le légendaire hérisson deviendra un mythique.... hérissé !!

La force fédératrice FNE (Fédération Nature Environnement) touche toutes les régions dorénavant. C'est ainsi que les structures départementales prennent le nom du mouvement national.

FNE Savoie est née et feu FRAPNA s'éteint doucement. 

Suivez l'actualité de l'association Savoyarde qui s'active pour la Nature. 
Elle le montre tous les jours et mérite votre soutien. Rejoignez-la !
Lisez le nouvel ACTU FNE Savoie

lundi 17 juin 2019

PROMENADE POUR LE LAC

Les actions juridiques aux Tribunaux Administratifs ont rendu jugements définitivement.
4 victoires pour les associations et particuliers requérants contre les constructions du bassin d'aviron Ouest. 

Les justifications diffusées alternativement par le Conseil Départemental et la Communauté de Communes sont entachées d'erreurs, d'interprétations volontairement embellies et ont, de ce fait, laissé la trace que tout était bon dans leur projet idéal. Ils ont trompé le public. 

Nous avons, une fois encore, le devoir de faire connaître la situation véritable. 
Un flyer est prêt. 
L'INFORMATION JUSTE DES CITOYENS DE LA CCLA se doit alors d'être rétablie.

Nous appelons donc aux bonnes volontés ; vous qui êtes soutiens et témoins de notre probité depuis le début de la lutte. 
Vous pouvez apporter votre contribution en réalisant une part de distribution dans les boîtes à lettres de votre commune.

AIGUEBELETTE-LE-LAC, ATTIGNAT-ONCIN, AYN, DULLIN, GERBAIX, LEPIN-LE-LAC, MARCIEUX, NANCES, NOVALAISE, ST-ALBAN-DE-MONTBEL.

Rassurez-vous, les quartiers sont découpés pour que cela soit léger si nous sommes nombreux.

Alors, prenez contact d'abord sur notre e-mail, avant dimanche 23/06, pour nous gratifier de votre aide en précisant la zone, le quartier ou le hameau qui pourrait vous convenir : collaigue@gmail.com

La mise à disposition des flyers (tracts) vous sera précisée ensuite. Probablement la semaine suivante.
Merci déjà.

lundi 1 avril 2019

VÉRIFICATION : BON BASSIN ! CAP À L'EST

Les craintes qui ont été largement diffusées disant que l'aviron serait en danger d'existence à Aiguebelette ne sont pas fondées. 
Les compétitions y sont toujours accueillies sur le bassin historique Est, seul bassin légal et plus compatible avec la nature du lac. 
Dans l'observation, nous sommes témoins de la bonne santé sportive des compétiteurs et de leurs ambitions, comme les articles de presse du week-end les ont relatées. La vie du lac se poursuit donc.
les bons espoirs du samedi
Aiguebelette, accueil toujours apprécié
des résultats affirmés


mercredi 20 mars 2019

BASSIN D'AVIRON CHIMERE DU LAC D'AIGUEBELETTE

Pas de cassation en vue !

Le délai pour un pourvoi au Conseil d'état par le Département Savoie était fixé au 23 décembre 2018. A ce jour aucune notification du tribunal ne nous est parvenue. Restent donc définitives les décisions de la Cour d'Appel Administrative de Lyon rendues le 23 octobre 2018. Victoire pour les défenseurs du lac Savoyard !

Ainsi, les installations d'aviron du Département de la Savoie réalisées pour le Championnat du monde de 2015 à Aiguebelette, sont dûment estampillées illégales.
la côte sauvage défigurée
Elles ne doivent leur existence qu'aux infractions faites aux codes forestier, environnement, urbanisme, santé publique, etc, et aux multiples déclarations, faussées ou insuffisantes. Avec un accompagnement de puissante communication publique qui a, elle aussi, conditionné des prises de décisions qui n'auraient jamais dû voir le jour.

Ce développement typique d'un « grand projet inutile », est une démonstration claire des fautes d'écoute et de concertation vraies, alors que les défenseurs de la nature ont, eux, joué pleinement leur rôle, avec raison.
Les associations et nombreux militants particuliers, se sont rapidement associés à ce combat dès 2012, pour la préservation de la biodiversité, de la santé publique, des paysages, du patrimoine, d'abord sur le terrain et jusqu'aux recours en justice. 

Malheureusement, la folle certitude des promoteurs, pour imposer leur vision du « tout sport », dominant, point de vue dorénavant reconnu comme erreur manifeste, s'est faite prévalente en se jouant de tous les intervenants. Ceux mobilisés en faveur des intérêts prioritaires et naturels du Lac d'Aiguebelette, mais aussi de ceux qui ont voulu chanter avec leurs Sirènes.

La tenue de la compétition reconnue par la Cour d'Appel comme d'intérêt public limité, aurait pu se dérouler sur dispositif totalement démontable après l'évènement. Les promoteurs n'ont même pas voulu étudier cette alternative que nous tous proposions dès les balbutiements du projet.
Aujourd'hui, bien que les juridictions administratives (4 fois) aient toutes reconnu l'illégalité du dispositif, qu'ils soient bâtiments, pontons, champs de bouées, corps-morts, socles bétonnés... ils sont.

Les démolitions prononcées en 1ère instance auraient pourtant permis de restaurer les espaces afin que la nature reprenne ses légitimes droits. La Cour d'Appel a préféré appliquer un principe de précaution imaginant des risques potentiels de pollution de l'eau en cas de travaux. Nous aurions bien aimé que la même décision ait été prise lors des recours urgents que nous avions posés avant toute construction en 2013.
C'est à ce moment là que les risques existaient vraiment. Malgré tout, et malgré les recours en référé, le saccage a pu se faire... à tort.

Les décideurs zélés n'auront légué qu'un héritage préjudiciable à tous, devenu un véritable gâchis.
  • Les sportifs locaux sont amers,
  • Les instances sportives révèlent être déçues d'un bassin compliqué à gérer,
  • Les élus et le public ont été trompés,
  • Les habitants se sont divisés,
  • La nature a été saccagée,
  • Le patrimoine des palafittes n'a pas été respecté,
  • Les constructions ont sacrifié des espaces de bien commun,
  • Les travaux ont fait fi des risques de pollution pour l'eau potable,
  • Les finances publiques ont été gaspillées,
  • La médiatisation du Mondial 2015 n'a pas fait preuve de bénéfice local,
  • etc...
Le lac d'Aiguebelette, est aujourd'hui une Réserve Naturelle Régionale, soulignée comme prioritaire par les tribunaux. Elle devrait dorénavant se poser en gardienne efficace des caractères naturels et archéologiques si malmenés dans ce dossier. 

Restent encore quelques points à faire avancer, ce n'est pas fini....
Néanmoins, une jurisprudence est née. Le patrimoine naturel protégé ne pourra plus être détruit pour des intentions sportives souvent « grossies », et finalement bien surfaites.

jeudi 7 février 2019

VU SUR REVUE JURIDIQUE...NOLI ME TANGERE


La Semaine Juridique Administrations et Collectivités territoriales n° 4, 28 Janvier 2019, 2030
« Noli me tangere » (sur l'irréductible intangibilité de l'ouvrage public mal planté)


Par Philippe Yolka professeur de droit public université Grenoble-Alpes, CR membre associé de l'Institut d'études administratives

CAA Lyon, 23 oct. 2018, n° 17LY04341, FAPLA et associés.
Observation :

Parmi les nombreux dossiers opposant (plus ou moins frontalement) ces dernières années en région Auvergne-Rhône-Alpes les associations de défense de l'environnement – dont les subventions locales ont été méthodiquement rabotées – et les collectivités territoriales (contentieux d'« unités touristiques nouvelles » en zones de montagne [Alpe d'Huez, Bonneval-sur-Arc...] ; implantation d'un Center Parc à Roybon [Chambarans], etc.), l'affaire du lac d'Aiguebelette – plan d'eau situé dans l'avant-pays savoyard (près de Chambéry) – était un petit caillou dans l'espadrille des élus du conseil départemental de Savoie. 

À l'instigation de cette assemblée, un superbe espace lacustre privé (partagé entre EDF et une grande famille locale, les Rivérieulx de Chambost de Lépin) – classé en réserve naturelle régionale – avait fait l'objet d'importants travaux d'aménagement en vue des 44e championnats du monde d'aviron organisés en 2015 (l'activité se développe, pour l'anecdote, au départ d'une base de loisirs construite sur le site d'une ancienne villa ayant appartenu à feu Frédéric Dard, le père de San Antonio). 

L'ensemble des délibérations et arrêtés édictés à cet effet ont été annulés par le juge administratif, dont la hardiesse n'est cependant pas allée jusqu'à enjoindre la suspension des travaux (plusieurs requêtes, présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du Code de justice administrative, ont été rejetées), ni la destruction des équipements – pontons, etc. – ensuite construits (CAA Lyon, 26 avr. 2016, n° 14LY02689, FAPLA et a. – Conf. TA Grenoble, 24 juin 2014, n° 1306412 et s.). Les mêmes requérants ont donc remis l'ouvrage – public – sur le métier, attaquant victorieusement une nouvelle vague de délibérations et d'arrêtés pris pour régulariser les installations litigieuses, avec à la clé une annulation de ces décisions et une injonction de remettre le site en état (TA Grenoble, 17 oct. 2017, n° 1505814 et s., FAPLA et a.). 
L'arrêt d'appel chroniqué confirme les jugements rendus sur le premier point, mais les infirme sur le second (réduisant les suites concrètes d'un apparent succès contentieux à ceux d'un coup d'épée dans l'eau douce) : alors même que les actes attaqués étaient illégaux – pour contrariété avec divers articles du Code de l'environnement, du Code de l'urbanisme et du règlement de la réserve naturelle –, l'injonction de remise en état du site est annulée, parce que celle-ci porterait une atteinte excessive à l'intérêt général, tenant en particulier aux risques pour l'environnement protégé. 
Voici qui est d'une logique implacable, l'atteinte résultant in fine de la restauration du site plus que des travaux illégaux l'ayant dégradé (à croire que le milieu aquatique brouille les perspectives. Un certain Michel de Montaigne n'écrivait-il pas qu'« un aviron droict semble courbe en l'eau » ? Essais, Liv. I, Chap. XL). 
Cette victoire de la politique du fait accompli donne à méditer sur l'efficacité de la justice administrative, qui s'est quelque peu embourbée dans les mystérieuses roselières du lac d'Aiguebelette (sans que l'on sache si un héron s'en est envolé vers le Palais-Royal).

Document consulté sur https://www.lexis360.fr
Revues juridiques
Téléchargé le 26/01/2019



mercredi 12 décembre 2018

INTERACTIVITÉ DE CAMPAGNE

L'INFO VIENT DU CIEL 


A l'heure des réseaux sociaux, les échanges ne vont pourtant pas jusqu'à tous ceux qui ne sont pas connectés. Il faut alors trouver comment faire passer les messages d'importance auprès du plus grand nombre. 
Soyez sûrs que nos militants sont imaginatifs.  Des signaux de fumée comme des tambours des montagnes, ils sont prêts à en apprendre le langage, s'il le fallait. 
Aussi, accrocher jusqu'au ciel est une mission qu'ils adoptent sans difficulté. Pour votre information. Merci !

L'arrêt de la Cour d'Appel, rendu le 23 octobre dernier a confirmé, pour la 4è fois, que le bassin d'aviron a été illégalement construit. Tous les permis annulés. 
Le Conseil d'Etat (Cassation) peut être saisi dans les 2 mois...  soit, pour Noël. 
Que réserve en cadeau le sapin ? 
En attendant, passez de belles fêtes de fin d'année !

mercredi 21 novembre 2018

COMMUNIQUÉ SUITE À L'ARRÊT COUR D'APPEL !!!

BASSIN DU CHAMPIONNAT DU MONDE D'AVIRON 2015 À AIGUEBELETTE...

4ème victoire au tribunal pour les associations de défense environnementale !


aviron rural à Aiguebelette
La Cour d'Appel Administrative de Lyon confirme par son arrêt du 23 octobre 2018, l'illégalité des aménagements d'aviron Ouest au Lac d'Aiguebelette.

En 1ère instance, le Tribunal Administratif de Grenoble avait annulé en octobre 2017 tous les arrêtés délivrés pour la régularisation des constructions du bassin d'aviron Ouest à Aiguebelette. Il avait prononcé une injonction de démolition de tous les éléments construits dans la Réserve Naturelle Régionale du lac.

Insatisfaits de ce jugement, le Conseil Départemental Savoie et le Ministère de l'écologie, pour la préfecture, avaient porté un recours en annulation devant la Cour d'Appel Administrative de Lyon.

Les juges ont rejeté l'appel. Ils confirment pour la 4ème fois l'illégalité de ce bassin d'aviron. Toutefois, ils apportent un aménagement au jugement de première instance, en accordant la non-démolition demandée par le Département.

Les points forts de ce dernier jugement, pour le lac d'Aiguebelette
Outre les irrégularités des procédures et autorisations délivrées en infraction aux lois conduisant aux annulations, quelques points de l'arrêt apportent des précisions notoires.

Les Naïades aquatiques protégées
Concernant les destructions d'espèces végétales aquatiques protégées, deux espèces de naïades, Najas marina et Najas minor ont été constatées présentes sur le parcours d'aviron. 

Leur destruction lors des compétitions avait été autorisée à tort. Le tribunal notifie que les compétitions d'aviron ne sont pas une «raison impérative d'intérêt public majeur » comme le requiert le code de l'environnement pour justifier de la dérogation.

L'attractivité du lac d'Aiguebelette
Les juges marquent que l'attrait, la promotion et l'attractivité du site du lac d'Aiguebelette sont déjà assurés par son patrimoine mondial palafittique UNESCO ou par son intérêt environnemental lui ayant justifié ses différentes protections… sous-entendant, par là même, que l'organisation de grandes compétitions d'aviron ne peut prétendre porter son développement économique, touristique ou sa notoriété.

La Réserve Naturelle Régionale du Lac d'Aiguebelette
La Réserve a été mise en place en mars 2015. Le Département a sollicité les nouvelles autorisations d'aménagement en juillet 2015 pour régulariser celles précédemment obtenues illégalement, et annulées par le tribunal en 2014 (confirmées aussi en appel en 2016).. 

L'autorisation spéciale de la Région était requise. Elle est manquante au dossier.

La non-démolition des installations
Pour annuler l'injonction de démolition de 2017, les juges admettent, nouvellement, un principe de précaution face à un potentiel de risques de pollution ou d'atteintes à la nature que pourraient engendrer de nouveaux travaux lacustres.

Nous ne pouvons que remarquer que cette « prudence », si elle avait été appliquée lors des premiers recours en référés que notre collectif avait lancés en 2013, avant les travaux destructeurs, aurait évité bien des gâchis et toutes les ineffaçables blessures infligées au lac. 
Nous en déduisons, évidemment, que les travaux de construction, dès leur début, ont fait courir de bien grands risques, niés et non considérés à l'époque, en ignorant nos requêtes. 

Une position nouvelle de jurisprudence est donc à prendre en compte, dorénavant. On peut y voir une prise de conscience de l'urgence environnementale, celle qui exige de bichonner la nature. Encore que la nettoyer des "erreurs" commises serait un vrai bénéfice pour l'intérêt général, au long terme.

Nos espoirs !

Avec la plus grande satisfaction, nous avons pris acte, que la nature, la biodiversité, les espèces protégées, le patrimoine, le paysage, sont désignés prioritaires au lac d'Aiguebelette. C'est une confirmation de portée… historique.

Alors, maintenant, inscrire durablement et définitivement cette philosophie pour un meilleur futur, serait le prolongement juste de ces quatre jugements successifs obtenus par le collectif des associations, au bénéfice de l'environnement d'Aiguebelette.

L'aviron à Aiguebelette continue d'être un loisir très pratiqué sur le bassin Est, celui-ci toujours existant et seul tracé "lac-compatible" pour l'avenir.

Reste à imaginer que les élus du Département sauront emprunter enfin le chemin du retour au naturel qui leur est suggéré par les tribunaux. L'essentiel c'était, et c'est bien, le lac.

UN PEU PLUS DE DÉTAIL ?.... Brochure post cour d'appel : ICI 

mercredi 24 octobre 2018

NATURA FORTISSIMA ! JUSTICE !!!


4ème JUGEMENT POSITIF POUR LE LAC !

La Cour d'Appel confirme le jugement d'octobre 2017 de première instance, en faveur de la nature et du patrimoine :  le bassin d'aviron a bien été illégalement construit (c'est donc une certitude constante). 
Tous les arrêtés pris pour son aménagement restent annulés.
Pourtant, la Cour a annulé l'ordonnance de démolition, préférant que la nature ne soit plus perturbée et que le risque de pollution par des travaux au lac ne puisse exister.
Nous entendons ce dernier postulat avec compréhension... car cette argumentation vient, par la même occasion, confirmer que les constructions initiales ont bien été faites avec, et malgré, le risque de pollution et la destruction de l'environnement.
Nous notons que ce point fera jurisprudence pour d'autres idées farfelues qui viendraient à investir les imaginations de constructions futures dans le lac et les périmètres de protection des captages d'eau (telle la tour).

Les procès lancés en 2013, jugés en 2014 puis encore en appel en 2016, et ceux lancés en 2015, jugés en 2017 puis, ce mois d'octobre 2018,  en Appel, ont tous confirmé le bien-fondé des arguments posés pas les associations de protection du lac d'Aiguebelette. Le Conseil Départemental et ses appuis ont pourtant voulu imposer leur "envie" de nouvelles installations d'aviron, créées dans le déni des alternatives, à tout prix. Ils ont eu tort d'avoir "oublié" que le lac d'Aiguebelette était vivant.  

Depuis 2009, et sous forme de Collectif dès 2012, nos petites associations ont dû faire face à plusieurs fronts du Conseil Départemental : des constructions d'aviron agressives, la puissance de ses moyens de communication, son budget hors d'équilibre avec le nôtre, les influences de ses réseaux parfaitement dévoués, etc.
Erreurs, destructions, tromperies ont dû être démontrées, consciencieusement et dans l'honnêteté des faits, puisque nos alertes et demandes raisonnables n'avaient pas été entendues. Nous l'avons fait. Les tribunaux ont mené des instructions de fond.
Ils ont jugé.
4 fois.

Sachez que pour maintenir le cap de la défense définitive que nous menons contre cet aménagement pérenne de bassin d'aviron Ouest, inutile et destructeur, nous devions être sûrs que notre combat mené était juste. Sans quoi, aucun soutien n'aurait été possible.

Vous, les donateurs, les encourageurs, les forces souterraines du mouvement, vous en êtes un essentiel moteur.
Vous savez que notre lutte est la bonne, qu'elle doit réussir et qu'elle sert aussi à démontrer aux édiles, ce qui ne doit et ne devra jamais plus être infligé au lac d'Aiguebelette.

BRAVO ! FIERS !

jeudi 4 octobre 2018

TENDANCE D'AUTOMNE


😊L'audience de l'APPEL, ce 2 octobre, a entendu le rapporteur public pendant 45 minutes environ éplucher le jugement du 17 octobre dernier et ses motivations.

Il a confirmé que le Tribunal Administratif de Grenoble avait jugé, en 1ère instance, en conformité avec la loi et, en conséquence, il a requis la confirmation de l'annulation de tous les arrêtés pris en 2014 et 2015.
  • L'arrêté d'autorisation de destruction des espèces protégées de juin 2014, notamment en confirmant que les compétitions d'aviron (Coupe du monde et Championnat du monde) n'étaient pas d'intérêt public majeur et ne pouvaient justifier l'obtention de cette autorisation. 
  • L'arrêté de déclaration de projet du Département Savoie de juillet 2015, qui ne pouvait pas être pris, notamment pour ne pas avoir obtenu préalablement l'autorisation de la Réserve Naturelle Régionale mise en place en mars 2015. 
    Cette annulation d'arrêté entraînera, sans qu'il soit nécessaire de regarder plus loin, l'annulation de tous les autres arrêtés qui le suivent...(permis de construire de la tour, de la cabane, autorisations "loi sur l'eau", de défrichement, etc...).

Cependant, sous le motif de préserver l'environnement et le captage d'eau des conséquences "potentielles" de pollution relatives à une démolition des éléments, le rapporteur a proposé l'annulation de l'article 7 du jugement du 17 octobre qui actait des démolitions en RNR et, en conséquence, de donner non lieu à la demande de sursis à exécution du Département Savoie.....

Nous comptons que les juges ne suivent pas cette proposition d'immunité requise par le rapporteur public.
En effet, elle entérinerait que les collectivités auraient dorénavant la possibilité de détruire illégalement sans avoir à s'inquiéter de restaurer leurs exactions sur l'environnement, réalisées en toute effraction du droit , et conquise sur des tromperies.

Le risque de pollution, qui n'a pas été un motif d'interdiction lors des constructions, rappelons-le, pourrait être utilisé cette fois-ci pour empêcher la remise en état du site... 😏

Quand on pense que les montages et démontages du bassin Ouest font courir, à chaque manipulation, des risques pour les palafittes monuments historiques, peuvent détruire les herbiers protégés, menacent les baigneurs et autres usagers, et que l'utilisation du bassin apporte, à chaque compétition, son lot de moteurs thermiques dans le périmètre protégé du captage qui est sensé l'interdire...👎
Respecter la loi et garantir l'avenir de la nature et des patrimoines devrait obliger à la restauration du site, bien commun d'intérêt général et d'environnement prioritaire afin de tranquilliser définitivement le lac d'Aiguebelette !

Le rendu final des juges sera connu dans 1 paire de semaine... 

lundi 1 octobre 2018

DEMAIN MARDI.. C'EST APPEL-A-LYON

L'audience publique en Cour Administrative d'Appel à LYON (rue Duguesclin) aura lieu demain matin Mardi 2 octobre à 10:30. 
Rappel : Le jugement du 17 octobre 2017, qui leur a été défavorable, a été porté en Appel par les Conseillers Départementaux de Savoie et le Ministère de l'Ecologie afin de le voir annuler. Une demande de sursis à exécution y a été adjointe pour que l'ordonnance de démolition ne soit pas exécutée. 
Notre défense est prête.
A relire :
NOTRE COMMENTAIRE SUR LA MISE EN APPEL DU JUGEMENT ICI 
NOTRE COMMENTAIRE SUR DEMANDE DE SURSIS À EXÉCUTION  ICI

jeudi 20 septembre 2018

L'ÉTÉ EN MAILLOT, L'AUTOMNE EN JABOT...

Lac d'Aiguebelette, la canicule, l'eau, l'environnement... On mesure bien quelle est l'importance prioritaire de ce puits précieux pour la faune humaine et animale et toute sa biodiversité.
09/2018. Najas dites "protégées" sauf pour compétitions d'aviron.
C'est pourquoi, la vigilance des acteurs de notre Collectif pour mettre un frein drastique aux convoitises rocambolesques, comme le double aménagement d'infrastructures définitives d'aviron à Aiguebelette, est de plus en plus justifiée. Car c'est plus qu'une obligation, la défense de ces lieux.

Impossible, aujourd'hui encore, de faire confiance aux promesses des autorités qui ont osé déguiser, et osent encore minimiser des faits qui se sont avérés illégaux ou en contravention des protections en place. C'est cela la réalité. 
Depuis 2012, soit durant les 6 ans de lutte jusqu'à aujourd'hui, nous avons vu, entendu, constaté, enregistré, mémorisé...  Nous n'oublions rien.

La stratégie des autorités pour doubler, de manière rampante, l'espace de jeu pour l'aviron à Aiguebelette a, lucidement, été déjouée, démontrée et combattue par notre collectif. Nul doute qu'elles sauraient autoriser le transfert de TOUTES les compétitions d'aviron sur le bassin Ouest, si nous échouons à obtenir la réparation des dégradations, et de l'espace "emprunté" à tort en 2015, causées par ce bassin contre-nature.
Et pourtant l'aviron a tout loisir pour concourir suffisamment sur son parcours Est, et c'est d'ailleurs ce qui se passe quotidiennement.

Les bénéfices de la réparation seraient immenses : libérer les paysages esquintés, restaurer la berge sauvage Est, respecter vraiment le captage d'eau, prioriser la biodiversité et la politique de Réserve Naturelle Régionale, sécuriser les activités humaines à l'Ouest, éloigner la pollution des moteurs thermiques des berges de baignade et leur vitesse dangereuse, épargner véritablement les précieux vestiges archéologiques des câbles d'aviron, actualiser l'équité des activités sportives, ne pas laisser construire impunément le gaspillage public,  équilibrer les usages, etc... 

Il n'est pas acceptable que le précieux patrimoine naturel ait pu être galvaudé et abîmé, inutilement, pour des caprices éphémères et futiles. Le lac d'Aiguebelette aurait mérité respect et hauteur de vue.

Notre lutte est portée par des acteurs dont la priorité est de protéger le bien commun, en menant une action juste, fidèlement à leurs valeurs. L'engagement, sincère et sans faille, reste entier - pour ceux qui ne cèdent pas aux "pressions".
Ainsi, restaurer l'avenir serein et apuré au lac d'Aiguebelette devra passer par la sagesse des juges.
Les associations ACCA Aiguebelette-le-lac, AAPPMA lac d'Aiguebelette, FRAPNA Savoie, LPO Savoie, FAPLA et plusieurs particuliers engagés, se sont juridiquement impliqués dès 2013. Aujourd'hui, tous sont, une fois de plus, assignés devant la cour d'Appel.
Le 4ème procès est annoncé. 
L'audience publique en Cour d'Appel Administrative de Lyon est prévue pour le 2 octobre prochain à 10:30.

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